Pour que matin demain

Craque le bois,
la nuit veille,
bêtes déraisonnent.
En lignes vertueuses
véroles et farandoles
invitent l’horizon
à pendre l’infini.
Je ramasse points
orphelins et trahis,
appelle doigts noueux
des plus vieilles conteuses
à tresser mon sommeil
pour que matin demain
me sourie lointain.

 

Publicités

A contre

A contre-sens
A contre cris
A contre
les barreaux des mots
qui scellent tes appétits.
Dans tes couverts repentis
les consciences des métropoles
déversent leurs quotas de purin.
Violence tu ramènes
dans ton corps fumier
que tu livres aux bêtes
qui grognent
parce que ton ombre
court devant.
Ainsi tu vis
contre la vie.

écrit le 15/09/2018

Et je pose ma tête

Demain,
la terre a arrêté ses côtes.
Lampions allumés
éclairent les nouveaux prisonniers.
Serpes géantes décoiffent le varech
des souvenirs qui toussent.
Au fusain, je croque
les crachats de l’absence.
J’enferme tous les nains
dans les palais en fête
pour que ma peur oublie
de leur tordre le corps.
Et je pose ma tête
en mélancolie
en attendant que revienne hier.

écrit le 08/09/2018

Pour le jour à venir

Au puits de mon enfance,
le ventre de la terre
j’en ai pris connaissance.
J’abrite vers lucioles,
du toucher à la bouche.
Croquent les voyelles
sous les ongles qui cassent
les casse-croûtes
des tireurs -francs.
Et je tourne
et je danse
contre ma raison
qui prend l’eau
quand mes humeurs m’ont désertée.
Habille-moi, matin
pour le jour à venir
ou l’enfant chagrin.

écrit le 04/09/2018